Le festival à la « vibe vacances », comme le décrit Martine Delagrave, est de retour pour une 5e année consécutive à la Baie de Beauport. La vice-présidente marketing expérientiel chez Gestev revient sur les cinq ans de Cigale et nous met l’eau à la bouche pour l’édition de cette année.
« Ce à quoi les gens peuvent s’attendre, c’est la promesse qu’on leur fait depuis cinq ans, encore mieux triturée, encore mieux bonifiée dans les activités, les expériences et la fluidité sur le site », souligne Martine Delagrave.
Du 7 au 9 août, ce sont le DJ Benny Benassi, le groupe d’indie pop Milky Chance et le quintette islandais Of Monsters and Men qui seront les têtes d’affiche. Les amateurs de musique pourront profiter de l’offre habituelle du festival avec ses food trucks et ses boutiques éphémères.
La grande nouveauté de cette année, ce sont les Après-Soleil. « À partir de 22 h 45, il y a des navettes qui emmènent les festivaliers à L’Atelier. Il y a des DJ qui les attendent là-bas. Si tu as le goût de continuer la fête dans la vibe de Cigale, ça continue », explique la vice-présidente.
Des débuts prometteurs
Martine Delagrave indique que c’est le choix de la Baie de Beauport qui a réellement défini l’événement. « À partir du moment où on s’est positionnés comme étant le festival à cinq minutes du cœur de Québec, les pieds dans le sable, pour moi, c’est devenu le point d’ancrage. »
Dès le départ, Gestev, la firme qui organise cette fin de semaine estivale, prévoyait plusieurs éditions, confiante de son concept. La représentante souligne que l’ambiance est détendue, bien loin des foules compactes et des ruées vers la scène qui ont lieu à d’autres événements musicaux.
« Nous, c’est tout l’inverse. C’est une espèce de festival où tu es un peu peinard en babouches, à te promener, à triper, puis à jouer au volleyball pendant que les groupes sont là », met-elle en contraste.

Crédit photo: André-Olivier Lyra (image recadrée)
Malgré cette identité unique, rien ne garantissait que Cigale allait atteindre cinq éditions ou encore moins qu’une « âme » distinctive allait prendre racine aussi rapidement, « mais quand les gens sont débarqués sur la plage en l’an 1, je me souviens m’être dit que c’est exactement les gens qu’on s’était imaginé avoir », raconte la représentante de Gestev.
Cigale, en raison de son atmosphère particulière, est devenu le point de rendez-vous des 25 à 45 ans et des petites familles avec des enfants en bas âge. Ces publics ont adopté le festival ainsi que l’endroit et plusieurs festivaliers reviennent d’édition en édition, selon Martine Delagrave.
Créer des moments magiques
« Avoir James Bay qui chante Hold Back The River avec une pluie torrentielle qui a duré 20 minutes amène une beauté extraordinaire, autant auprès des festivaliers que pour nous. Tu fais “ok, ça, ça ne s’invente pas”. Avoir Half Moon Run, on se retourne, la lune est rouge, elle est pleine, il fait 30 degrés. Tu fais “ok, ça, ça ne s’invente pas”. »
Ce sont ces moments indescriptibles, et bien d’autres, qui font la beauté du festival, toujours selon la vice-présidente marketing expérientiel. Toutefois, pour créer ces moments et entretenir la magie de l’événement, Gestev a dû faire des ajustements et des choix.
Martine Delagrave se souvient des enjeux auxquels l’équipe a dû faire face la première année avec les files trop longues aux food trucks ou encore des défis logistiques complexes entraînés par l’ouragan Derby en 2024.
Garder l’étincelle, c’est aussi restreindre le nombre de places, confie-t-elle. « Si on est le festival qu’on a toujours dit, où on a une jauge d’à peu près 12 000 par jour, on ne fera pas de compromis là-dessus même si on peut rentrer 16 000. Ça va serrer le monde. »

Crédit photo: André-Olivier Lyra (image recadrée)
Puis, pour rassembler les festivaliers, il faut savoir les écouter. Cigale a commencé en s’inspirant d’« une vibe de côte ouest américaine, de culture et de musique indie », rappelle l’intervenante. Bien que celle-ci soit encore présente, une offre électro s’est graduellement ajoutée.
Cigale attire également de plus gros noms, ce qui fait plaisir à une partie du public. Le truc est de trouver le juste équilibre dans la programmation. « On s’assure de faire un dosage de tout ça au long du week-end, mais on ne veut pas dénaturer qui on est », résume Martine Delagrave.
Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) met également en place un service de navettes d’autobus pour accéder au festival, avec des départs du centre-ville, de Beauport et de Charlesbourg.
Par ailleurs, des billets sont encore disponibles sur le site web de Cigale.
Source : Monlimoilou (Monquartier) — Limoilou