L’association étudiante du Conservatoire, l’AGECMQ, travaille actuellement sur un projet de café étudiant qui prendra place dans l’actuelle cafétéria. Ce dernier se nommera Le point d’orgue et servira la communauté étudiante, ainsi qu’au personnel et aux artistes du Grand Théâtre de Québec..
« L’idée du café étudiant, ça part il y a deux ans. L’association voulait rénover l’espace cafétéria du Conservatoire, mais c’était quelque chose qui était un peu compliqué à faire avec le budget qu’on avait. On n’avait pas beaucoup d’argent. Ça aurait été vraiment des changements minimes », explique Raphaëlle Sylvain, présidente de l’AGECMQ.
Elle explique entre autres que les tablettes de rangement sont très hautes et donc « très peu accessibles » et qu’il y a en général un manque d’espace de rangement. « En ce moment, on a des micro-ondes qui sont par terre. »
Dans l’ensemble, l’endroit a besoin d’une petite cure de jeunesse.

Crédit photo: Raphaëlle Sylvain (image recadrée)
« Le directeur du Conservatoire, Jean-Fabien Schneider, avait déjà travaillé dans un café étudiant quand il était à l’université. Puis, il avait vraiment aimé son expérience. C’est lui qui a lancé [l’idée d’un café étudiant] sur la table. »
Le processus de réalisation a réellement débuté cette année avec une campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche. L’ouverture du café est prévue pour la session d’automne ou le début de la session d’hiver.
Un projet rassembleur
Cette campagne de financement, débutée à la fin mai, a connu un réel succès. En rassemblant la communauté étudiante, mais également plusieurs entreprises comme 1-800-Got-Junk? ou l’Opéra de Québec, l’association a réussi à atteindre son objectif de 10 000 $ et même de le dépasser.
Raphaëlle Sylvain considère que la campagne a pu profiter d’un bon lancement grâce à deux événements. D’abord, il y a eu Le palmarès, une cérémonie de remises de prix qui leur a permis de parler du projet. Ensuite, un concert dans la cour intérieure du Conservatoire a été l’occasion de vendre des hot-dogs et d’inciter les gens à donner.
« Je trouve ça agréable que ça ne soit pas nécessairement juste la communauté musicale qui est embarquée dans le projet, mais en gros, la communauté artistique et des arts de la scène », souligne-t-elle, en expliquant que la Bordée, le Périscope et le Trident on fait don de billets de spectacle.
Au-delà de la communauté artistique de Québec, Le point d’orgue a rassemblé les étudiants du Conservatoire et en a poussé plusieurs à s’engager. Un étudiant ayant de l’expérience en graphisme s’est notamment porté volontaire pour réaliser le logo du café.
Il s’agit d’un projet rassembleur, pour un espace rassembleur, car le café Le point d’orgue sera accessible à toute la fourmilière qu’est le Grand Théâtre de Québec. Raphaëlle Sylvain « pense que [le café] peut créer vraiment un bel espace de discussion puis d’échange pour tout le monde ».
L’association compte également animer cet espace, entre autres grâce à une télévision qui permettra de diffuser des concerts, des films et des opéras. Toutefois, il n’est pas question de tout changer, le « coin divan va toujours rester présent ».

Crédit photo: Raphaëlle Sylvain (image recadrée)
Encore quelques points d’interrogation
Étant donné que la campagne de financement prend seulement fin aujourd’hui et que les travaux n’ont pas encore débuté, il reste encore quelques points à éclaircir quant au projet.
Le café offrira… du café. Toutefois, la réflexion se poursuit autour d’une offre alimentaire plus large, notamment des sandwichs. « Pour nous c’est quand même important d’avoir des options repas. Ce n’est pas quelque chose qui existe. Dans la totalité du Grand Théâtre, il n’y a aucune offre alimentaire, à part des machines distributrices et une machine à café. »
L’utilisation des revenus est un autre de ces points à déterminer. Pour l’instant, il est prévu que des bénévoles gèrent Le point d’orgue. Ils recevront toutefois du pourboire et possiblement une partie des bénéfices.
« Je pense que c’est important de garder un montant pour les imprévus, puis pour les dépenses qui sont liées au café. […] Je ne suis pas encore certaine du pourcentage. Une partie va revenir aux bénévoles, puis une troisième partie […] pour organiser des activités au sein de l’association », énumère la présidente.
Cette dernière souligne que « l’association étudiante a très peu de revenus. Je pense que c’est entre 20$ et 30$ la cotisation annuelle, [et] on est peut-être 80 cotisants ». Le café pourrait donc faire une réelle différence dans les services offerts à la communauté.
La campagne de financement du café Le point d’orgue se terminait vendredi dernier. Toutefois, les gens qui souhaitent encore contribuer pourront également s’inscrire à un cours de Zumba, dont la date reste à préciser. Toutes les informations seront disponibles sur les réseaux sociaux du café étudiant.
Source : Monmontcalm (Monquartier) — Montcalm/Saint-Sacrement