Sakura Matsuri, voyager au Japon à partir du Domaine de Maizerets

Ce dimanche 26 juillet, toute la ville de Québec est conviée au Domaine de Maizerets pour découvrir la culture traditionnelle et moderne du Japon. Le tout se passe lors du Sakura Matsuri, qui signifie le festival des cerisiers en fleur.

Offert gratuitement, le festival est une initiative de l’Association d’amitié Québec-Japon, un organisme à but non lucratif. André et Masami Gauvin ont lancé l’Association en 2000 après s’être rencontrés au pays du soleil levant.

L’Association d’amitié Québec-Japon a pour mission de « promouvoir les échanges culturels entre les Japonais et les Québécois ». La présidente, Masami Gauvin, explique que Sakura Matsuri est « toujours une activité familiale » où petits et grands pourront se divertir et apprendre.

« C’est une conception purement locale avec les jeunes et bénévoles d’ici, avec les artistes que l’on a. Donc les activités qu’on peut offrir durant le festival, c’est des artistes qui sont tous soit de Québec ou de Montréal et qui viennent ici pour faire des performances », explique André Gauvin, conseiller.

André Gauvin (à gauche) et Masami Gauvin (à droite) avec Caroline Ruriko Ishii (au centre), l’ancienne directrice générale de l’Association nationale des Canadiens Japonais.
Crédit photo: Association d’amitié Québec-Japon (image recadrée)

Pour faire référence aux festivals qui prennent place durant la saison des cerisiers au Japon, la première édition du Sakura Matsuri a eu lieu au printemps 2019 au Domaine de Maizerets. Toutefois, la météo pluvieuse a changé les plans et depuis l’événement se déroule au milieu de l’été.

Une programmation qui se renouvelle

La programmation du Sakura Matsuri s’attarde plus particulièrement sur la culture japonaise traditionnelle, avec quelques touches de modernité. Chaque année, l’Association tente de bonifier l’offre et cette édition ne fait pas exception.

« Évidemment, on a des kiosques. On a une trentaine de kiosques de commerçants qui offrent de la nourriture, des objets qui ont rapport au Japon, de l’artisanat. […] Donc les gens vont pouvoir regarder ça et ils vont pouvoir acheter des choses », énumère le conseiller de l’Association.

Parmi les nouvelles propositions, Yuuki Religa, une prêtresse shinto japonaise va performer lors de six représentations le kagura dans la chapelle du Domaine. Le kagura est un rite artistique issu de la religion shinto, l’une des croyances dominantes au Japon avec le bouddhisme.

Le sport va également être au rendez-vous. André Gauvin souligne que « le club de baseball des Capitales de Québec a cinq joueurs japonais. Ils vont être présents à un kiosque le matin entre 11 h et 1 h. Les joueurs japonais vont être là pour rencontrer les gens, prendre des photos et dialoguer ».

Publicité

C’est le retour également d’activités qui ont déjà fait leurs preuves comme la cérémonie de thé traditionnelle japonaise, la performance de Taiko, de gros tambours japonais, ainsi que les conférences. Cette année, il y en aura une sur le saké, les bonsaïs, les mangas ainsi que le voyage au Japon.

La conférence sur les bonsaïs lors de l’édition 2025.
Crédit photo: Association d’amitié Québec-Japon (image recadrée)

Le quartier Saint-Roch est bien représenté parmi les commanditaires. André Gauvin annonce qu’« il y a Toraya, le restaurant de ramen sur la rue Saint-Joseph qui va offrir de la nourriture sur place. Il y a aussi le Fanamanga, qui va offrir de la nourriture sur place lors du festival ».

Un public encore plus au rendez-vous

La communauté japonaise de Québec n’est pas très grande, admet le conseiller. Toutefois, plusieurs participent tout de même à l’événement, principalement dans les kiosques artistiques comme la calligraphie et l’origami.

« Ce n’est pas une grosse communauté comme à Montréal. À Montréal, on évalue à peu près 3 000 personnes qui sont d’origine japonaise. Ici [à Québec], on a plutôt 150 personnes qui sont d’origine japonaise. »

Alors que la diaspora japonaise demeure petite, l’intérêt pour ce pays grandit. Après la pandémie, le couple a observé un engouement général. « L’année passée en décembre, on a fait la première édition du marché de Noël japonais. On a eu 5000 personnes. On avait des files d’attente », décrit André Gauvin.

Une démonstration d’Atarashii Naginata par le club Québec Naginata Kai en 2025.
Crédit photo: Association d’amitié Québec-Japon (image recadrée)

André Gauvin souligne que cet intérêt vient des jeunes, avec les mangas, la nourriture et la musique, mais aussi des personnes plus âgées. Plusieurs individus qui commencent leur retraite approchent l’Association pour avoir des conseils pour un voyage au Japon.

De ce côté, Sakura Matsuri représente une réelle opportunité selon le conseiller.

« Ça permet de voyager sans payer 10 000 $ pour aller au Japon. Il y a des gens qui ne connaissent pas vraiment le Japon. On leur dit “venez, puis vous allez faire un petit voyage dans une journée”. »

Source : Monsaintroch (Monquartier) — Saint-Roch

Retour en haut
Hub Local est un projet de Noûs Lab