Plusieurs ormes abattus pour lutter contre la maladie hollandaise

Jusqu’à la fin septembre, la Ville de Québec réalise l’abattage sanitaire de plusieurs ormes atteints de la maladie hollandaise sur l’ensemble de son territoire. En moyenne, 600 arbres sont coupés annuellement pour freiner la propagation de cette infection fongique dont la présence demeure endémique pour le moment.

Les médias étaient convoqués ce matin devant la Bibliothèque Collège-des-Jésuites, sur le boulevard René-Lévesque Ouest, là où aura lieu l’abattage de plusieurs ormes matures dans les prochaines semaines. Les arbres en question, identifiés par un cercle orange avec un point au centre, un code strictement réservé aux arbres infectés par la maladie hollandaise de l’orme, présentent déjà des symptômes clairs de dégradation liés à l’infection.

La maladie existe depuis au moins une soixantaine d’années dans la région et est présente partout en Amérique du Nord, a fait savoir M. François Légaré, directeur de la section de la Foresterie urbaine. Elle attaque généralement la partie supérieure de l’arbre et donne aux feuilles un aspect jaune et flétri.

C’est un petit insecte porteur de spores de champignons qui est responsable de la propagation de la maladie hollandaise de l’orme. Cet insecte n’est pas dommageable en soi, mais il vient inoculer un champignon qui bloque les systèmes de circulation de la sève.

Des effets irréversibles

L’infection est mortelle pour l’arbre et il est nécessaire de l’abattre pour éviter que la maladie ne se propage à d’autres ormes à proximité.

« La mesure la plus efficace que l’on a pour contrer la maladie hollandaise, c’est de procéder rapidement à l’abattage et de détruire le bois d’une façon appropriée pour éviter que les petits insectes deviennent des porteurs et des vecteurs vers les ormes sains », explique François Légaré.

Ainsi, les équipes de la Ville parcourent l’ensemble du territoire de Québec et ses agglomérations pour identifier les ormes infectés. Si l’arbre se trouve sur un terrain municipal, la Ville procède à l’abattage le plus rapidement possible avant de replanter un nouvel arbre, pour respecter un ratio d’un pour un.

Si l’arbre se trouve sur un terrain privé, la Ville informe rapidement les résidents et résidentes pour qu’ils procèdent à l’abattage. Un programme d’aide financière permet aux citoyens de disposer du bois de manière adéquate. Une réglementation assure le respect d’un nombre minimal d’arbres à conserver sur les terrains privés.

Le cercle orange avec un point en son centre permet d’identifier les ormes infectés par la maladie.
Crédit photo: Olivier Alain

On dénombre actuellement 27 600 ormes à Québec. Chaque année, on abat entre 100 et 110 ormes sur des terrains municipaux et 490 sur des terrains privés. Depuis le 19e siècle, dans plusieurs grandes villes au Canada et aux États-Unis, on considère l’orme comme l’arbre urbain idéal. Son long tronc et ses branches en forme de parasol se prêtent particulièrement bien à la cohabitation avec des bâtiments.

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Un traitement préventif

Pour prévenir la propagation de la maladie sur des ormes considérés comme ayant une grande valeur, les équipes de la Ville procèdent à l’injection d’un fongicide qui donne une protection de trois ans.

Toutefois, cette mesure nécessite de percer plusieurs trous sur le tronc des arbres choisis, si bien qu’ils doivent être en bonne santé avant de recevoir le traitement. Il ne serait pas possible de l’administrer à tous les ormes sur le territoire, assure M. Légaré.

Source : Monsaintroch (Monquartier) — Saint-Roch

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