Après huit mois de fermeture en raison d’un incendie survenu le 31 décembre dernier, l’intermarché Saint-Vallier accueillera de nouveau sa clientèle le 20 août.
« Ça a été un parcours très difficile avec des hauts et des bas, mais l’objectif a toujours été de rouvrir, bien que ça ait été plus long que prévu. On a une date enfin, le 20 août. On va être prêts à accueillir la clientèle », lance le propriétaire Philippe Fontaine.
Un retour attendu
Pour Nathalie Gauvin qui réside dans le secteur, c’est « une très bonne nouvelle ».
« Sinon, ça fait loin pour faire son épicerie », raconte la dame, rencontrée devant l’intermarché Saint-Vallier alors qu’elle marchait vers le Métro Ferland Centre-Ville, situé sur le boulevard Charest.
La directrice générale de la Société de développement commercial (SDC) du quartier Saint-Sauveur, Nadia Reghai Gagnon, salue également la réouverture de cette épicerie, « bien ancrée dans le quotidien des gens du coin ».
« On veut toujours avoir ce type de commerce, c’est une valeur sûre », souligne-t-elle.
Les travaux réalisés récemment ont touché le toit, l’entretoit et le plafond. À l’intérieur, l’aménagement de l’intermarché Saint-Vallier est demeuré essentiellement le même.
« Il va y avoir des nouveautés en termes d’items dans le magasin, mais dans la structure, les frigidaires et tout, ça reste la même chose. Les améliorations locatives vont arriver dans les prochaines années, mais ça ne sera pas pour demain matin », indique le propriétaire.
Philippe Fontaine précise que plusieurs employés seront de retour derrière les comptoirs, bien que l’épicerie soit tout de même en période de recrutement.
Au-delà de la remise en état du bâtiment, ce dernier a surtout hâte de retrouver les clients.
« On est très contents de pouvoir redonner l’épicerie aux gens du quartier », se réjouit-il.
M. Fontaine mentionne que les démarches avec les assurances ne sont toujours pas terminées, mais qu’il préfère désormais regarder vers l’avenir.
Pendant toute la période de fermeture, les nombreux messages d’encouragement de la clientèle ont aidé l’équipe de l’intermarché Saint-Vallier à passer au travers de cette épreuve.
« Maintenant, on veut que les gens reviennent. On sait que les habitudes ont changé dans les derniers mois, mais l’objectif, c’est de les ramener à l’épicerie et qu’ils aient une belle expérience avec nous. Déjà, ils vont revoir des visages connus », poursuit M. Fontaine.
Pour Nadia Reghai Gagnon, l’intermarché Saint-Vallier illustre à quel point les commerces de proximité sont importants pour les gens du quartier.
Une démarche stratégique, menée pendant un an par la SDC Saint-Sauveur en collaboration avec l’organisme Rues principales, a d’ailleurs confirmé cette importance.
« Au terme d’une analyse approfondie pour comprendre les besoins des citoyens, on s’est rendu compte que la première chose qu’ils voulaient, c’était d’avoir des commerces de proximité », explique Mme Reghai Gagnon.
Les résidents souhaitent aussi conserver un quartier où l’offre commerciale demeure accessible à tous.
« L’idée d’inclusion est très importante, parce qu’on veut continuer à bien vivre et on veut se retrouver avec des produits qui nous sont accessibles », ajoute la DG de la SDC.
Elle soutient que l’intermarché Saint-Vallier contribue directement à cet équilibre en offrant un service essentiel au cœur du quartier.
Intérêt commercial grandissant
Nadia Reghai Gagnon constate que la réfection majeure de la rue Saint-Vallier Ouest, entamée il y a trois ans, a renforcé l’attractivité du quartier, alors que Saint-Sauveur s’est embelli avec l’ajout d’arbres, de larges trottoirs, de bancs et de placettes, de même qu’avec le réaménagement du parc Durocher.
« Il y a des signes encourageants et c’est très intéressant pour les anciens habitants de se dire que ça reprend. »

Crédit photo: Thomas Verret
Au cours des derniers mois, plusieurs commerces ont choisi de s’établir dans le quartier, comme le restaurant Côte d’Azur et le café Dada, sur la rue Saint-Vallier. Il y a aussi un nouvel espace culturel sur l’avenue des Oblats, soit le café Musiques & Parole, ainsi que le bistro Beurre Baratté qui commence à servir sa clientèle aujourd’hui sur la rue Saint-Joseph.
« Ce sont tous des entrepreneurs qui ont choisi le quartier… pour sa vibe, son côté village… Moi, ça m’encourage beaucoup », confie Nadia Reghai Gagnon.
D’autres nouveautés sont attendues pour l’automne sur l’artère commerciale de Saint-Sauveur, dont l’atelier-boutique Cabert – Arts Céramiques et La Petite Laiterie, une fromagerie.

Crédit photo: Thomas Verret
Mme Reghai Gagnon note également qu’on recense 90 hébergements de type Airbnb dans Saint-Sauveur. Elle rappelle la nécessité de préserver un équilibre entre la vie de quartier et l’attrait touristique.
À ses yeux, la revitalisation du quartier doit continuer de bénéficier aux résidents de longue date.
« Il faut maintenir un équilibre entre les gens attirés par tous ces changements et les gens qui habitent dans Saint-Sauveur depuis de nombreuses années et qu’on veut conserver dans le quartier », insiste la directrice de la SDC.