Les amateurs de basketball et de poutine ont rendez-vous au casse-croûte Chez Gaston aujourd’hui. Des membres de l’organisation des Raptors de Toronto s’y arrêtent dans le cadre de leur passage à Québec. Une collaboration aussi inattendue qu’enthousiasmante, née de la recherche de la meilleure poutine en ville.
La scène peut sembler surréaliste, mais elle est bien réelle. Ce vendredi, les Raptors de Toronto ont débarqué au casse-croûte Chez Gaston, sur la rue Dorchester, pour rencontrer les amateurs de basketball dans un contexte pour le moins inhabituel. Il faut dire que les visites d’une équipe de la NBA dans un petit restaurant de quartier ne courent pas les rues.
De midi à 20 h 30, plusieurs activités sont organisées à proximité du restaurant, où les curieux se succèdent pour prendre part aux festivités.
« C’est tellement weird, mais tellement impressionnant à la fois. Ce n’est pas rien d’avoir des joueurs internationaux qui viennent dans un petit restaurant comme ça, en plein cœur de Saint-Roch », lance Kaven, rencontré sur place.
L’engouement est également nourri par une promotion spéciale. Les 400 premiers clients à se procurer une poutine exclusive aux couleurs des Raptors repartent avec une casquette de l’équipe. De quoi permettre aux amateurs de conserver un souvenir de cette visite pour le moins inhabituelle.

Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin
Une histoire de poutine
Derrière cette rencontre improbable se trouve Joseph DeManuel, organisateur événementiel pour les Raptors, qui a accepté de raconter les coulisses de cette collaboration au milieu de l’effervescence, sur le terrain vague adjacent au restaurant.
« Essentiellement, chaque fois que les Raptors font un match ailleurs au Canada, on veut être en contact avec la base, avec la ville elle-même. On recherchait la meilleure poutine à Québec et Chez Gaston s’est imposé », explique-t-il.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’initiative ne vient pas du casse-croûte. Ce sont plutôt les représentants de l’équipe torontoise qui ont approché l’établissement après avoir exploré différentes pistes.
« Non, c’est nous qui sommes venus vers eux! On a cherché en ligne, mais aussi par la réputation ou dans la rue. Des gens sont venus de New York simplement pour tester des poutines », raconte l’organisateur.
La démarche vise ainsi à rapprocher les Raptors des communautés qu’ils visitent lorsqu’ils jouent à l’extérieur de Toronto. Pour Joseph DeManuel, l’accueil réservé à l’initiative dépasse les attentes.
« De voir les gens aujourd’hui, la communauté, c’est simplement incroyable », souligne-t-il.
L’organisateur tient d’ailleurs à laisser la communauté au centre de cette collaboration, plutôt que de mettre de l’avant le travail des organisateurs.
« Nous, on préfère rester dans l’ombre. C’est vraiment un mariage entre les fans, les Raptors et Chez Gaston », précise-t-il.

Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin
Une visite qui fait monter la fièvre du basketball
La venue des Raptors suscite la curiosité des amateurs, qui espèrent notamment apercevoir les joueurs de l’équipe. Avec leur taille parfois impressionnante, ces derniers ne risquent pas de passer inaperçus, à commencer par le géant autrichien Jakob Poeltl, qui culmine à 2,13 m.
Bien que l’information ait coulé sur les réseaux sociaux et dans différents médias quant à la participation des joueurs à partir de 17 h 30, Joseph DeManuel tente de jouer malgré tout la carte du mystère lorsqu’il est question de leur présence aux festivités.
« C’est fort possible, disons seulement que c’est une surprise », répond-il, sans confirmer leur présence.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du passage des Raptors au Centre Vidéotron. La formation torontoise, seule équipe canadienne de la NBA, y affrontera le Heat de Miami lors d’un match préparatoire ce samedi 3 octobre.
La rencontre, présentée à guichets fermés, marquera une première pour la ville de Québec.
D’ici là, les amateurs peuvent profiter de cet avant-goût de la visite des Raptors chez Gaston, où le basketball professionnel s’invite le temps d’une journée dans l’univers bien québécois de la poutine.