Du 17 au 23 août, la ville de Québec accueille pour la première fois dans sa version longue le Festival international de musique corporelle (FIMC). Plus de 90 activités comprenant des ateliers et plusieurs spectacles permettront au public de s’initier et de se perfectionner dans différentes disciplines de la musique corporelle.
Fondé en 2008 par Keith Terry et Evie Ladin, le festival a voyagé partout sur la planète, de Bali au Ghana, en passant par Paris, San Francisco, São Paulo, Istanbul et Athènes.
Encore méconnue de certains publics, la pratique de la musique corporelle est pourtant l’une des formes d’art les plus accessibles.
« Pour tout le monde, le corps, c’est le premier instrument qu’on a », lance Karine Chiasson, codirectrice générale de la compagnie Les Malchaussées, qui produit cette année le FIMC.
C’est lors de l’édition 2024 du festival, qui se tenait à Athènes, que cette dernière a proposé à l’organisation d’accueillir le festival à Québec en 2026.
« On a toujours été beaucoup d’artistes québécois dans ces rassemblements internationaux-là et on s’est dit : pourquoi pas l’organiser chez nous? »
Voir la musique, entendre la danse
La musique corporelle se décline en trois grands axes, poursuit l’organisatrice : les percussions, le mouvement et le chant.
« La musique corporelle, c’est tout ce qui peut jaillir de notre corps et créer de la musique », résume-t-elle.
Les percussions corporelles font partie de plusieurs pratiques artistiques répandues au Québec. Pensons par exemple à la gigue et au gumboot.

Crédit photo: Valeria Isaeva
60 artistes de partout dans le monde participeront au festival, qui met de l’avant la rencontre entre les cultures québécoises, autochtones et d’ailleurs, précise l’organisatrice. La musique corporelle permet d’aller au-delà de la barrière de la langue en communiquant par le rythme.
Plusieurs spectacles auront lieu à la Maison pour la danse, à la Salle Multi du complexe Méduse, au centre Manivelle et au Domaine de Maizerets. Toutes les activités du volet jeunesse se tiendront à la bibliothèque Gabrielle-Roy.
Parmi les activités proposées, le public pourra assister à un match d’improvisation entièrement corporel, sans instrument. Une veillée de danse traditionnelle aura lieu en plein air au Domaine de Maizerets. Une soirée en formule micro ouvert permettra à celles et ceux qui le désirent de tester du nouveau matériel devant un public.
Une soirée de projection de film mettra en lumière le travail d’artistes de musique corporelle dont la pratique s’ancre dans le cinéma. Pour clore le festival, un grand spectacle réunissant une quarantaine d’artistes attend le public.
Démocratiser la musique corporelle
Les 26 ateliers proposés pendant le festival s’adressent à toutes sortes de profils, allant « du débutant curieux à l’artiste professionnel », explique Karine Chiasson. Pour le moment, les 250 personnes inscrites aux ateliers sont âgées de 4 à 82 ans, ajoute-t-elle.
Par souci d’inclusivité, le festival est bâti de façon à ce que ceux et celles qui désirent participer activement puissent le faire, mais que les personnes qui préfèrent plutôt observer puissent aussi suivre des ateliers.
Une partie de la programmation s’adresse également aux personnes vivant avec des limitations sensorielles. Des ateliers pour personnes malvoyantes ou malentendantes font notamment partie de ce volet. Des interprètes en langue des signes assureront l’accompagnement des participants et participantes.
L’ensemble de la programmation se retrouve sur le site Web du Festival international de musique corporelle. Il est également possible de se procurer un laissez-passer pour l’ensemble des activités ainsi que des billets à l’unité.
Source : Monlimoilou (Monquartier) — Limoilou