Le festival d’arts de rue Réverbère illuminera de nouveaux quartiers

Pour une troisième année, Réverbère transformera les rues du Vieux-Québec en un parcours féerique de performances. Cette année, la programmation s’étend également au Vieux-Limoilou, à Charlesbourg et à Beauport, a annoncé le maire en conférence de presse lundi.

« Le Vieux-Québec, à moins que je me trompe, c’est là où sont nés les arts de la rue au Québec, à la fin des années 60, début des années 70, avec, entre autres, le regretté Paul Vachon […], mais plein d’autres artistes ont créé une tradition d’arts de la rue au Québec », a commencé par rappeler Marc Gourdeau, conseiller artistique de Réverbère.

Le cœur historique de la capitale demeurera au centre des festivités du 9 au 12 octobre, notamment avec la place D’Youville et les jardins de l’Hôtel-de-Ville comme « scènes », mais Réverbère fait le pari d’aller à la rencontre d’autres quartiers.

« Ça fait partie de notre philosophie d’aller rejoindre un public qui n’a pas toujours accès à ça, de leur donner le goût de venir ici, de leur donner le goût de vivre chez eux », a résumé le maire Bruno Marchand.

Dans le Vieux-Limoilou, des performances auront lieu sur la 3e Avenue, à la hauteur de l’école de cirque de Québec ainsi qu’à la Place Limouloise le dimanche 11 octobre. Du côté de Charlesbourg, un pop-up circassien animera le Moulin des Jésuites le 27 septembre. Puis, celui-ci se déplacera au Parc Royal de Beauport le 4 octobre.

Investir dans la culture

La Ville de Québec a également fait le choix d’augmenter son financement pour cette troisième édition de Réverbère. La subvention est passée à 660 000 $, alors qu’elle était de 580 000 $ en 2025 et 480 000 $ en 2024.

Questionné sur les raisons d’une telle augmentation, Bruno Marchand a déclaré : « Non, ce n’est pas l’inflation, c’est qu’on réinvestit dans la culture. Et savez-vous quoi ? Ça va être plus que ça l’an prochain. Je vous le dis, là, c’est décidé ».

L’administration municipale explique avoir un désir d’investir dans la culture, mais aussi de faire plus globalement rayonner la ville et de fêter ses artisans dans une vision à long terme.

Dans une volonté de rester accessible, la grande majorité des événements vont également demeurer gratuits, a souligné le maire.

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« En ces temps compliqués pour plusieurs des nôtres, parce que les revenus ne sont pas toujours à la hauteur des dépenses, c’est chouette que dans cette ville, on offre encore beaucoup [d’événements] gratuits. »

Le cirque encore à l’honneur

Le cirque occupe une part importante du festival depuis ses débuts. Cela est dû en partie à la nature même de la ville de Québec, qui possède des diffuseurs, des compagnies de création ainsi qu’une école.

Pour offrir une programmation circassienne encore plus « structurée et ouverte », comme l’a désignée Marc Gourdeau, celle-ci a été confiée cette année au Diamant. Dès le début du processus, la collaboration avec les acteurs de la ville s’est imposée.

« On est arrivés assez tôt, carrément, avec l’idée de développer ce qu’on appelait le pôle Limoilou, de vouloir collaborer avec les partenaires en cirque à Limoilou qui sont beaucoup installés là », a décrit Viviane Paradis, directrice de la programmation du théâtre Le Diamant.

Viviane Paradis, directrice de la programmation du théâtre Le Diamant (veste noire et cheveux courts au centre), Marc Gourdeau, conseiller artistique de Réverbère (veston bourgogne), Bruno Marchand, maire de Québec et les partenaires de l’édition 2026 de Réverbère lors du dévoilement de la programmation au Diamant.
Crédit photo: Élisa Marchildon

Une partie importante des efforts s’est concentrée sur la place D’Youville. Celle-ci sera entièrement dédiée au cirque cette année dans « un feu roulant du début de l’après-midi jusqu’à la brunante », a expliqué Viviane Paradis.

Le Diamant va, quant à lui, présenter un spectacle payant pour un soir seulement : le Cabaret Réverbère. Il comprendra une succession de numéros de haute voltige, d’acrobatie, de BMX ou encore d’humour.

Une programmation bonifiée

Autrement, la programmation 2026 de Réverbère inclut des animations déambulatoires, du cirque, des arts clownesques, de la danse, du multidisciplinaire, de la musique et du théâtre. Alors que la grande majorité des artistes résident à Québec, le festival accueillera de nouveau deux compagnies internationales, l’une belge et l’autre française.

L’équipe de cette année a tenté de créer une place pour les artistes avec un permis de rue qui performent habituellement durant l’été, absents lors de l’édition 2025. Certains d’entre eux vont présenter un « mini cabaret extérieur où chacun va puiser dans ses numéros », a décrit Marc Gourdeau.

2026 signera le retour de certaines performances appréciées comme Le Cortège du samedi, mais également l’arrivée de nouveaux numéros, présentés en première au festival. Selon le conseiller artistique, c’est une évolution qui « démontre l’importance qu’a Réverbère et l’espèce de tremplin que ça peut devenir ».

Au total, « c’est 200 prestations par 175 artistes qui font partie de 41 compagnies artistiques » qui vont animer la ville, s’est exclamé le maire.

Source : Monlimoilou (Monquartier) — Limoilou

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