Le Festitook s’allie au Comité des citoyens et des citoyennes pour se structurer

Le Festitook devient cette année un événement du Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS). Le comité veut accompagner le festival dans sa croissance pour qu’il puisse éventuellement voler de ses propres ailes.

Le festival, qui se déroulera du 17 au 20 septembre, fait ainsi partie de la programmation du CCCQSS.

Une association naturelle

À l’origine, le Festitook est un festival d’initiatives citoyennes. Le CCCQSS s’était d’ailleurs déjà impliqué dans les éditions précédentes.

« C’est tout aligné avec notre vision […] on a beaucoup d’atomes crochus », explique le directeur du Festitook, Maxime.

Pour Laura Maria Bernal, du CCCQSS, le Festitook représente bien la façon dont le comité souhaite animer le quartier, avec des événements rassembleurs qui mettent de l’avant la scène artistique locale et les artisans, tout en faisant une place à différents talents.

Vers l’autonomie

L’objectif est que le Festitook puisse éventuellement devenir un organisme à but non lucratif, précise l’animatrice-coordonnatrice du CCCQSS.

Le souhait est que l’événement ait sa propre structure indépendante. Cette autonomie permettrait au festival de parler en son propre nom et d’avoir accès à des subventions.

« Comme le Comité des citoyens est un allié naturel du Festitook et qu’il peut nous donner ce support-là, on ambitionnerait éventuellement d’en faire ce pas-là vers l’autonomie », indique Maxime.

Pour l’équipe du festival, l’association représente d’abord « un énorme support administratif ».

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Le CCCQSS a déjà accompagné des projets citoyens qui sont ensuite devenus des services à la population, comme l’organisme Atout-Lire.

Un festival qui a beaucoup grandi

La volonté de se structurer répond aussi à une réalité devenue difficile à ignorer : l’ampleur prise par le Festitook au fil des dernières années, alors que sa croissance repose quasi uniquement sur l’implication des bénévoles.

L’an dernier, 192 personnes ont été payées 80 $.

Maxime confirme que cette implication bénévole commençait à peser lourd sur les épaules de plusieurs membres du comité organisateur.

Selon lui, le festival a décuplé en capacité d’accueil et en achalandage depuis deux ans. L’an dernier, 1 500 personnes ont pris part seulement à la soirée d’ouverture du vendredi.

Pourtant, le Festitook fonctionne avec très peu de subventions, mis à part quelques enveloppes ici et là.

Formule gagnante

Au cours des dernières années, le Festitook a néanmoins réussi à attirer des artistes comme Mononc’ Serge, Les Chiens Sales et La Poexe, l’autre projet de rock expérimental d’Angine de Poitrine.

Cette année, Alice Bro a entre autres confirmé sa participation. L’artiste, qui fait dans le folk-funk grivois et festif, revient régulièrement au festival. Cette dernière représente bien l’esprit de l’événement, d’après Maxime.

« Elle chante en français, c’est rassembleur, dynamique », note le programmeur du Festitook.

Guhn Twei, un chanteur originaire de l’Abitibi qui a « beaucoup de vécu », fait également partie de la programmation de l’édition 2026.

« Les gens ne sont pas prêts à voir cette performance-là », prévient Maxime.

Punk, métal, musique du monde, burlesque, fanfares : le Festitook mise sur une programmation diversifiée.

« On vise la quantité et la qualité au lieu de juste avoir des gros noms qui font vendre des billets et des choses comme ça », mentionne le directeur.

Deux scènes fonctionnent simultanément pendant le festival, si bien qu’un spectacle fait toujours compétition à un autre. La scène principale se trouve sur la rue Durocher et peut accueillir environ 2 000 personnes.

Illuminé et animé jusqu’à 23 h, le marché des artisans constitue aussi une partie importante du festival.

Accessible

Une contribution volontaire est suggérée pour participer au Festitook, bien que personne n’ait jamais été refusé pour des raisons financières.

« La valeur la plus importante du Festitook est l’accessibilité », rappelle Maxime.

« Le festival est un projet collectif », insiste-t-il.

La communauté joue un rôle central dans l’événement. Chaque année, les festivaliers attendent avec impatience le dévoilement de la programmation, volontairement gardée secrète afin d’entretenir le mystère et l’effet de surprise.

Le Festitook se veut aussi le moment dans l’année où des « héros locaux » se dévoilent et où des propositions plus hors normes trouvent leur public.

Cette année, des after-partys sont également prévus au Pantoum, à La Cuisine et au Bateau de nuit.

La formule fait en sorte que le Festitook peut présenter plus d’artistes et occuper différents lieux en Basse-Ville.

Cela s’inscrit dans la philosophie même de l’événement. Le festival souhaite « faire la révolution culturelle » en s’inspirant de la philosophie « occupy », notamment dans la cour d’une résidence située dans la ruelle Bayard, où l’événement a pris naissance il y a six ans.

La question du bon voisinage demeure fondamentale pour le CCCQSS et l’équipe du festival.

Les after-partys permettent donc de répartir les rassemblements et d’offrir d’autres lieux aux festivaliers une fois les spectacles terminés.

Chose certaine, le CCCQSS et l’équipe du Festitook feront tout leur possible pour que les résidents de Saint-Sauveur continuent de se sentir impliqués dans le succès de l’événement.

Source : Monsaintsauveur (Monquartier) — Saint-Sauveur

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