La Récolte célèbre 10 ans de vrac dans Limoilou

Petits et grands sont conviés ce samedi 1er août à La Récolte. La boutique et sa propriétaire, Flavie Morin, célèbrent 10 ans de vrac, mais surtout, une vision de la consommation qui est restée intacte malgré les défis.

De 11 h à 15 h, clients réguliers et simples curieux seront accueillis dans la ruelle en arrière de la boutique pour une petite célébration estivale. Flavie Morin espère simplement que les gens viendront les « voir, écouter de la bonne musique et profiter » de l’ambiance.

Sur le plan musical, c’est le duo d’origine argentine Det Ent Ument qui animera la ruelle de 13 h à 15 h. Un peu plus tôt, le public pourra faire quelques emplettes au mini-marché artisanal. Puis, de 13 h à 14 h, Craque-Bitume proposera une activité de balles de semences.

La Récolte se situe au 885 sur la 3e Avenue.
Crédit photo: Élisa Marchildon

Côté nourriture, la fondatrice souligne qu’ « il va y avoir une chocolatière qui va être à l’intérieur ». Des bouchées et boissons sans alcool seront également distribuées, le tout gratuitement.

Le vrac, de 2016 à aujourd’hui

La succursale de Limoilou ouvre ses portes en décembre 2016 après plusieurs mois de travail et de recherche. L’idée d’une épicerie en vrac est apparue à Flavie Morin lorsqu’elle a découvert The Source Bulk Foods, une chaîne « apportez vos contenants » en Australie.

Le concept du commerce en vrac était alors à ses débuts et représentait un saut dans le vide, particulièrement à Québec. « Au tout début, on était la première épicerie-boutique pour vrac de la Ville de Québec », à l’exception de la chaîne Bulk Barn, rappelle l’entrepreneure.

« Au début, les gens posaient beaucoup de questions, étaient beaucoup plus intrigués. Ils trouvaient l’idée super cool, mais ils venaient vraiment en mode découverte. Aujourd’hui, le vrac a quand même fait sa place, a fait son chemin depuis maintenant 10 ans », remarque-t-elle.

Madame Morin souligne que la clientèle a beaucoup évolué entre-temps. Au début, les consommateurs étaient à environ 90 % des femmes, alors qu’aujourd’hui, elles représentent plutôt 60 %. Le vrac s’est également démocratisé auprès de clientèles d’âges variés.

« Les jeunes de Limoilou commencent à faire leurs achats, leurs épiceries, etc. Puis, on a des gens qui viennent jusqu’à l’âge de 85 ans. On a les jeudis doyens, puis on a vraiment beaucoup, beaucoup de gens qui viennent les jeudis pour ça », observe-t-elle.

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En ce qui concerne les produits, la popularité croissante des protéines végétales est la nouveauté la plus notable, selon la propriétaire. La Récolte propose quelques options dans cette catégorie de produits.

Les produits Grounded, des protéines végétales assaisonnées, sont disponibles à La Récolte depuis l’automne 2025.
Crédit photo: Élisa Marchildon

10 ans d’humains marquants

Au cours des 10 dernières années, le commerce a traversé plusieurs défis, notamment la pandémie. Pour s’adapter, La Récolte a dû faire des sacrifices. Flavie Morin explique qu’elle a « perdu quand même le quart de [sa] clientèle à travers la pandémie et malgré les mois, la clientèle ne revenait pas autant ».

La succursale de Montcalm a fermé ses portes en 2023 pour rapatrier une partie des acheteurs et consolider le commerce. Malgré ces difficultés, il n’a toutefois jamais été question de changer l’offre ou l’identité.

Puis, à travers les défis du quotidien, c’est « les humains devant ou derrière le comptoir qui font qu’on a envie de continuer ». Pour la propriétaire, ça ne fait aucun doute, La Récolte « a la meilleure clientèle. Je ne sais pas si tout le monde peut dire ça, mais moi, je trouve qu’on a la meilleure clientèle ».

Au-delà de la nourriture, La Récolte propose différents objets réutilisables, des produits d’hygiène ainsi que des cosmétiques.
Crédit photo: Élisa Marchildon

Alors, pour ces humains attachants, La Récolte ne risque pas de tirer sa révérence de sitôt. Quant à savoir à quoi ressemblera le commerce dans 10 ans, la fondatrice admet avoir des rêves.

« La Récolte de rêve garde l’énergie actuelle. C’est sûr que d’avoir une partie café pour s’asseoir, manger et profiter de l’environnement, ce serait super. Mon plus grand rêve, après ça, c’est d’avoir une friperie associée dans la boutique, d’avoir un endroit où les gens peuvent se rassembler et avoir des valeurs communes », confie madame Morin.

Toutefois, pour cela, un local plus grand est nécessaire. Pas question de quitter Limoilou, prévient Flavie Morin. « Quand j’ai pensé au projet, c’était à Limoilou. Ce n’est nulle part ailleurs que je voulais commencer ce projet. » Alors, avant tout déménagement, il faudra trouver la perle rare.

Source : Monlimoilou (Monquartier) — Limoilou

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