KROUIK revient pour une 2e saison au Cinéma Beaumont

Après une première saison à guichet fermé au Cinéma Beaumont, KROUIK revient à partir du 7 octobre. Orchestrées par Jonathan Boisvert, les soirées d’improvisation présentées continuent de mettre en scène des joueurs et joueuses appelés à doubler en direct des extraits de films et de séries télé.

Lancé officiellement en janvier 2025 à l’Improdôme, dans le quartier Saint-Roch, KROUIK est un concept développé par Jonathan Boisvert et Pierre-Yves Tremblay.

Tous deux bien ancrés dans le milieu de l’improvisation à Québec, ils cherchaient à explorer de nouvelles mécaniques en ajoutant des contraintes aux soirées d’improvisation classiques. Après plusieurs expérimentations plus ou moins concluantes, le concept de doublage improvisé naît. Dès les premières représentations, la formule plaît au public, mais aussi aux joueurs et joueuses.

« On a toujours peaufiné la patente […] au début, on faisait 10 minutes dans des soirées, puis on se disait qu’on ne serait jamais capable de faire une demi-heure avec ça », se souvient Jonathan Boisvert.

De soirée en soirée, en apportant des petits ajustements, l’équipe se rend compte que la formule fonctionne pour un spectacle complet. Peu de temps après, les premières représentations ont lieu au Cinéma Beaumont.

Depuis, le premier mercredi de chaque mois, quatre joueurs et joueuses forment deux duos qui, à tour de rôle, présentent des dialogues improvisés qui se superposent à des extraits vidéo sélectionnés. Certains extraits, comprenant quatre personnages, demandent la participation de l’ensemble des joueurs.

Deux personnes sont chargées de sélectionner les extraits : « une par côté », précise Jonathan Boisvert. De cette façon, les extraits présentés sont toujours une surprise pour le duo qui performe.

Une forme d’improvisation particulière

Assez loin du match d’improvisation traditionnel, KROUIK demande de se plonger dans une toute autre mécanique où l’extrait vidéo agit comme un troisième joueur.

Conscient qu’il s’agit d’un défi de taille, surtout pour celles et ceux qui tentent l’expérience pour la première fois, Jonathan Boisvert assure qu’en général, tout le monde performe bien et s’adapte rapidement. La plupart des invités demandent même de revenir après un premier passage. Si bien que la liste de candidats potentiels est déjà assez longue.

Publicité

Pour l’organisateur, le secret pour bien performer à KROUIK, et en général en contexte d’improvisation, est de se laisser aller à ce qui se crée au fur et à mesure. Il ne faut surtout pas arriver avec une idée toute faite, précise-t-il.

Encore aujourd’hui, l’organisateur et joueur explique continuer d’essayer de nouveaux jeux, qui parfois fonctionnent bien et parfois moins.

« Le public nous pardonne vraiment beaucoup de choses […] ça nous donne confiance dans l’essai. »

Pour la première fois cette année, des spectacles thématiques s’ajoutent aux soirées régulières. Décrits par Jonathan Boisvert comme de petits laboratoires, ces soirées permettront aussi de tester de nouvelles formules. La première se tiendra dans les prochaines semaines et aura pour thème l’Halloween.

Le public au rendez-vous

À la grande surprise des organisateurs, l’ensemble des représentations de la première saison de KROUIK au Cinéma Beaumont affichait complet. Devant l’enthousiasme soulevé par le concept, l’équipe a envisagé d’aller vers une salle plus grande, mais a finalement choisi de demeurer au même endroit.

« Personnellement, je me suis rendu compte que le but n’était pas de remplir la salle, mais aussi d’être bien », confie Jonathan Boisvert.

L’ambiance conviviale du Cinéma Beaumont permet de créer un sentiment de connivence avec le public, ajoute-t-il. En allant vers plus grand, cette proximité risquait de se perdre.

Parmi les moments marquants vécus depuis les débuts de KROUIK, Jonathan Boisvert se souvient avoir partagé la scène avec Ghislain Taschereau, une de ses idoles de jeunesse. Celui qu’on connaît comme membre principal du groupe Les Bleu poudre a profité de son passage à KROUIK pour doubler Arafat, un personnage qu’il avait l’habitude d’interpréter.

« J’ai la vidéo de moi qui est à côté de lui pendant qu’il double Arafat. Je me disais : “ Oh my god, ça se peut pas ce que je suis en train de vivre” […] Il a tellement été un bon joueur et été généreux en dehors du spectacle. Ça a été vraiment une belle rencontre », raconte Jonathan Boisvert.

Source : Monsaintroch (Monquartier) — Saint-Roch

Retour en haut
Hub Local est un projet de Noûs Lab