Face à l’incertitude, Avenir Saint-Patrick élargit ses horizons

L’OBNL Avenir Saint-Patrick fait face à de nombreuses incertitudes concernant son projet de coopérative d’habitation dans le bâtiment où se trouve l’école secondaire Saint-Patrick, dont le déménagement est prévu d’ici trois à quatre ans.

Alors qu’Avenir Saint-Patrick vient tout juste de boucler une étude de potentiel, réalisée en collaboration avec la firme Écobâtiment et Apica, le Centre de services scolaire (CSS) de la Capitale leur a fait savoir qu’il souhaitait reprendre le bâtiment, une fois que la commission scolaire anglophone Central Québec l’aura quitté.

Sans nécessairement mettre en péril le projet, ce revirement de situation force l’organisme à revoir ses objectifs et à s’ouvrir à de nouvelles possibilités.

Un peu de contexte

À l’été 2024, après l’annonce du déménagement de l’école secondaire Saint-Patrick, initialement prévu pour 2027, un collectif citoyen ayant pour objectif de créer une coopérative d’habitation et un espace collectif se met en place. Plusieurs activités de mobilisation ont lieu pour mieux comprendre les besoins de la communauté.

À ce moment, les membres du collectif désirent que la Ville exerce son droit de préemption pour acheter le terrain. L’objectif est de s’assurer que l’usage du bâtiment demeure en phase avec les besoins en logement dans le quartier.

L’hiver dernier, le collectif devient officiellement un OBNL et reçoit deux subventions de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et du Centre de transformation du logement communautaire (CTLC). Totalisant près de 60 000 $, les fonds reçus ont permis d’effectuer une étude de potentiel pour la réhabilitation du bâtiment. Le but de cette démarche était de préciser les intentions du projet, en vue de mener une étude de faisabilité.

Le projet de coopérative d’habitation prévoit 100 logements, autant pour des personnes seules que pour des familles.

« Une école, en soi, c’est vraiment intéressant à quel point c’est structurellement adapté pour des logements », estime Lukas Daunora, membre de l’OBNL Avenir Saint-Patrick.

Le bâtiment se divise en cinq sections construites successivement entre 1915 et 1960. Les plus récentes se trouvent à l’arrière et donnent sur la cour.
Crédit photo: Olivier Alain

Plusieurs des installations existantes, comme le gymnase, l’atelier de menuiserie ou la salle de musique, demeureraient telles quelles, pour en faire des espaces partagés accessibles à la communauté. Le CPE les Loupiots, qui occupe déjà une partie du bâtiment, s’intégrerait lui aussi au projet.

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Changement de cap

La volonté du CSS d’occuper le bâtiment force toutefois l’organisme à adopter une nouvelle approche.

« L’une des dernières décisions qu’on a prises avec le C.A., c’était de se dire qu’en fait, Avenir Saint-Patrick ne va plus s’attacher au bâtiment. On va chercher d’autres bâtiments. On n’a vraiment pas l’intention de perdre les compétences qu’on a pu acquérir », explique Lukas Daunora.

Pour le moment, rien n’est certain, confie ce dernier. Il se réjouit des accomplissements en terme de mobilisation citoyenne, peu importe ce qui adviendra du projet.

Le CSS a manifesté son intérêt à reprendre le bâtiment, mais peu de détails sur ses intention et sur l’échéancier ont été communiqués à l’OBNL. Néanmoins, les membres de l’organisme demeurent motivés à s’impliquer dans le projet de coopérative d’habitation.

Les membres du collectif Avenir Saint-Patrick, qui obtenait l’hiver dernier le statut d’OBNL.
Crédit photo: Avenir Saint-Patrick

« Ce qui nous intéresse dans les prochaines phases, c’est de rencontrer des organismes qui œuvrent dans ce domaine-là. Autant pour partager les expériences et les savoirs que pour documenter ces démarches-là », conclut Lukas Daunora.

Source : Monmontcalm (Monquartier) — Montcalm/Saint-Sacrement

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