Étienne Grandmont garde le cap dans Taschereau

À l’instar de son voisin de comté et collègue Sol Zanetti, le député sortant de Taschereau Étienne Grandmont sollicite un nouveau mandat. Quatre ans après son entrée à l’Assemblée nationale, il retourne sur le terrain pour défendre les dossiers qu’il a portés et présenter ceux qu’il souhaite poursuivre au cours d’un éventuel deuxième mandat.

Au local électoral de Québec solidaire, à l’angle du boulevard Charest Est et de la rue du Parvis, Étienne Grandmont revient sur son bilan, les réactions qu’il reçoit des électeurs et les enjeux qui demeurent au cœur de sa campagne.

Le communautaire, une affaire de famille

Chez lui, l’engagement communautaire ne date pas de son entrée en politique. Sa mère dirigeait un organisme communautaire alors qu’il était enfant. Il affirme avoir commencé à faire du bénévolat vers l’âge de 10 ans. Il s’est notamment impliqué au Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur avant de devenir directeur d’Accès transports viables.

« Ma mère m’avait dit : “Ne travaille pas dans le communautaire, c’est pas payant.” 38 ans plus tard, c’est toujours pas payant », lance-t-il avec humour.

Cette proximité avec le milieu s’est poursuivie à l’Assemblée nationale, où M. Grandmont a notamment porté les revendications du mouvement Le communautaire à boutte.

« Le communautaire, on ne peut pas s’en passer. Encore faut-il qu’ils aient les moyens de faire la job qu’ils font », soutient-il.

Il dénonce le financement par projets, qui oblige selon lui les organismes à multiplier les demandes auprès de différents ministères. Québec solidaire propose plutôt un financement à la mission, à hauteur d’un milliard de dollars pour l’ensemble du milieu communautaire.

« On leur demande toujours de faire plus mais avec moins d’argent. Alors moi, j’étais fier de me présenter devant eux et de leur dire que nous, on prend à cœur [leur travail] et qu’on va financer les organismes communautaires à hauteur de 1 milliard. »

L’itinérance au cœur des enjeux sociaux

Dans Taschereau, le financement du communautaire rejoint directement des enjeux comme l’itinérance, la pauvreté et la crise du logement. Étienne Grandmont estime que ces questions ont pris davantage de place dans le débat public depuis l’arrivée de Québec solidaire à l’Assemblée nationale.

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« Si on n’avait pas eu Québec solidaire, on n’aurait jamais autant parlé de crise du logement », dit-t-il, en faisant aussi référence à la lutte à la pauvreté et à l’itinérance.

Pour les organismes qui travaillent auprès des personnes en situation d’itinérance, Québec solidaire propose un financement qui réduirait la multiplication des demandes de subventions auprès de différents ministères. La formation veut notamment créer un « super-ministre de l’itinérance », qui deviendrait le principal interlocuteur financier des organismes.

M. Grandmont souhaite ainsi réduire le temps consacré à l’administration et aux demandes de financement afin de permettre aux organismes de se concentrer davantage sur le travail de terrain.

« Tous les indicateurs montrent que le Québec s’enrichit mais on n’a jamais eu autant de gens qui dorment dans la rue. Ça n’a aucun sens, c’est honteux d’avoir cette situation-là. »

L’accès à une alimentation abordable et aux services de proximité fait aussi partie de ses préoccupations. Il défend notamment l’idée d’épiceries publiques.

« Les gens habitent les quartiers centraux pourquoi? Pour une qualité de vie et une activité commerciale dynamique », explique-t-il.

Le patrimoine demeure également parmi les dossiers qu’il souhaite poursuivre, notamment la conservation et le financement du Monastère des Ursulines.

« On ne parle pas assez de patrimoine, c’est un dossier qui me tient vraiment à cœur », affirme-t-il.

Un bilan à défendre

Étienne Grandmont veut aussi mettre de l’avant son travail en matière de sécurité routière. Il a travaillé avec des parents et des intervenants sur la sécurité autour des écoles, un dossier qui l’a notamment amené à rencontrer la ministre des Transports et à participer à des travaux parlementaires ayant mené à l’adoption du projet de loi n° 48.

Le transport demeure au cœur de son bilan. Avant son élection, Grandmont dirigeait Accès transports viables. Il a notamment poursuivi à l’Assemblée nationale son opposition au troisième lien.

« Je voulais ramener de la science dans les débats sur le transport », résume-t-il.

Il considère toujours le projet comme une mauvaise utilisation des ressources publiques et estime qu’il entraînerait des problèmes environnementaux supplémentaires.

Quant aux sondages, le candidat solidaire souligne qu’une part importante de l’électorat n’a pas encore arrêté son choix.

« Ce que les sondages disent, c’est qu’environ 41 % des gens ne savent pas pour qui ils vont voter. Donc, à l’échelle du Québec, il y a probablement encore de la place pour Québec solidaire pour faire des gains. »

Source : Monmontcalm (Monquartier) — Montcalm/Saint-Sacrement

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