La politique, Nathalie St-Pierre l’a connue dès l’enfance. Après plusieurs années passées dans les coulisses de la politique québécoise, notamment dans quatre cabinets ministériels, la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Jean-Lesage veut maintenant mettre cette expérience au service des électeurs.
C’est au café Mila, sur la 3e Avenue, que la candidate a raconté son parcours et expliqué pourquoi elle a choisi de se lancer dans une campagne électorale où elle souhaite faire du terrain sa principale force.
Une enfance dans la politique
Son intérêt pour la politique ne date pas d’hier. Sa mère a travaillé comme attachée politique et son père a été échevin à Sainte-Foy, d’abord comme indépendant, puis au sein de l’équipe d’Andrée Boucher.
« Au niveau politique, on a toujours été beaucoup impliqués chez nous. Ma mère a travaillé en bureau de comté. Donc ça a toujours été quelque chose dont j’entendais parler. J’ai fait du porte-à-porte jeune pour mon père. »
En 2018, son implication prend une nouvelle tournure lorsqu’elle s’investit à temps plein dans la campagne de Jean-François Simard dans Montmorency. Elle ne cherchait alors pas à faire carrière dans les cabinets politiques et prévoyait retourner à son emploi à l’Autorité des marchés financiers.
L’arrivée de la CAQ au pouvoir change toutefois ses plans.
Plus de six ans auprès d’Éric Caire
On lui propose d’abord d’intégrer le cabinet d’Éric Caire pour une durée de six mois, le temps de mettre sur pied le cabinet. Ces six mois se transformeront finalement en plus de six ans.
Nathalie St-Pierre occupe d’abord les fonctions d’attachée de presse, puis de directrice des communications auprès d’Éric Caire. Elle agit également comme conseillère et directrice de cabinet adjointe.
Après son passage à la Cybersécurité, elle travaille dans trois autres cabinets ministériels, auprès d’André Lamontagne, de Jean Boulet et, jusqu’à tout récemment, de Bernard Drainville.
Elle souhaite alors s’éloigner progressivement des communications pour se rapprocher du contenu des dossiers.
« En cabinet, on est dans nos dossiers, mais ce qui est le plus important, ce qui amène le contenu, ce sont les bureaux de comté, les députés et les citoyens. »
Elle dit toutefois avoir toujours eu une préférence pour le contact direct avec les citoyens.
« Ce que je préférais, c’était le terrain. (…) J’aime beaucoup faire du terrain, j’aime rencontrer les gens. »
Une campagne ancrée dans Jean-Lesage
C’est maintenant sur le terrain, notamment dans Limoilou, qu’elle veut mettre cette expérience à profit.
Nathalie St-Pierre décrit Jean-Lesage comme une circonscription aux réalités variées, où les enjeux de logement et de coût de la vie occupent une place importante.
« Jean-Lesage est un comté hétéroclite, c’est un comté que tu retrouves de tout. Il y a beaucoup de besoins criants. C’est le comté avec le plus faible revenu, 70 % de locataires. »
Le logement et le coût de la vie occupent ainsi une place centrale dans les priorités qu’elle souhaite défendre. La candidate dit vouloir soutenir les mesures destinées aux locataires.
Elle identifie également les aînés comme un groupe important à rejoindre. Elle souligne la présence d’une vingtaine de résidences privées pour aînés dans la circonscription.
Elle affirme d’ailleurs que les rencontres avec les électeurs lui donnent confiance. Comme plusieurs candidats, elle affirme qu’il y a un fort taux d’indécis.
Remporter Jean-Lesage : un défi qu’elle dit vouloir relever
La CAQ tente de nouveau de faire une percée dans Jean-Lesage, une circonscription que le parti n’est pas parvenu à ravir en 2018 et en 2022.
Nathalie St-Pierre ne nie pas le défi, mais assure qu’il ne constitue pas un frein à sa campagne.
« Je suis une personne qui aime les défis. Comme Brigitte Legault (directrice générale de la CAQ) m’a dit, tu es une combattante. Oui, c’est un défi, mais ça ne me démoralise pas. Je pars en campagne et je demeure très positive et réaliste. »
Sa décision de se présenter est également liée à la figure de Christine Fréchette, dont elle dit admirer le parcours et le leadership. La candidate de Jean-Lesage se reconnaît dans son parcours professionnel et dans son histoire personnelle.
Elle mentionne également pouvoir compter sur les liens développés au fil de ses années dans les milieux politiques pour constituer son équipe de campagne.
Après avoir passé une bonne partie de sa carrière à conseiller des ministres, elle estime maintenant que le moment est venu de faire elle-même le saut sur le terrain.
« Je me résumerais ainsi : proximité, de l’expérience et une capacité d’agir. Je veux être présente, accessible et à l’écoute des citoyens. »
Source : Monlimoilou (Monquartier) — Limoilou